La lâcheté a quelque chose de fascinant. Peut-être parce qu'elle ne connait pas de limites, contrairement au courage.

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La vie, c'est déjà une lente agonie et rien d'autre. Une marche forcée vers l'issue fatale. On vient au monde sans l'avoir demandé, on va à la mort sans l'avoir choisi. Pas la peine d'en rajouter.
C'est ça, être vivant. C'est ça, exister. Exister, c'est manquer à quelqu'un. Exister, c'est être la douleur d'un autre.
Ca doit être ça, le bonheur. Sauf qu'il ne dure que quelques secondes.
Quand on ne se sent plus en sécurité nulle part, on devient un simple gibier. Une proie, qui fuit et se retourne sans cesse, ne trouvant plus le repos.
Raphaël ne se souviens plus vraiment de l'instant fatidique où il a oublié qu'il était vulnérable. Et décidé qu'il serait féroce. Sans doute le jour où son père a quitté la maison sans la moindre explication.
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La lâcheté a quelque chose de fascinant. Peut-être parce qu'elle ne connaît pas de limite, contrairement au courage.
On n'a jamais de certitudes, petit ! c'est bien là la seule certitude qu'on puisse avoir ! tu ne sais pas encore ça à ton âge ?